Les vacances étaient, lorsque j'étais au collège ou à mes débuts au lycée une véritable et totale source de repos, car les professeurs avaient la véritable bonne idée de ne PAS donner de travail pour après les vacances ou du moins pour la semaine de reprise, on se remettait au travail au fur et à mesure, tout allait tranquillement, on était pas "écrasé" durant les vacances, à devoir se constituer un emploi du temps du genre "Repos" "Sorties" Devoirs". Or cette année, c'est différent car les profs donnent du travail juste après les vacances et qui plus est des devoirs ramassés donc non seulement ils prennent du plaisir (quoique) à nous donner une grosse dose de travail après notre hypothétique repos (toute la subtilité de la critique inutile se situe en la présence du mot hypothétique... Pour une fois que j'écris bien un mot en plus). Enfin bref, j'ai donc pour la semaine de la rentrée deux contrôles, un devoir maison et 2 cartes à faire... A ajouter à cela la révision pour les Bac Blanc arrivant très rapidement après les vacances. Autant dire que pour un semi branleur de mon envergure, cela parait insurmontable, j'ai faillis faire une sélection naturelle parmi tout se travail à faire, j'ai donc faillis laisser de côté les deux devoirs et ne faire qu'une seule carte. Finalement je ferais tout. Autant dire que ma première semaine ne sera pas une semaine de branlette intensive malheureusement... Désolé mais toute ma poésie est resté dans une salle de court, pardonnez donc ces quelques élans de langage un tantinet familier, mais l'envie de me défouler m'occupe pas mal l'esprit. Je pourrai certes jouer l'artiste en me défoulant sur une feuille de papier et réécrire les Misérables ou m'amuser à peindre une aquarelle d'une vache en train de peindre mais la vérité c'est que... J'en ai rien à foutre.
Pourquoi un soudain mouvement de colère ? Hm disons que quelques petites choses me turlupine, et la principale est sans aucun doute mes 4 premières heures de cours d'aujourd'hui même. Je vous met dans l'ambiance, vous êtes dans un lycée qui a tournée toute la semaine à un semi régime à cause de blocus, donc par conséquent assez peu d'élèves, souvent des classe de 6-7 parfois 8 élèves s'il y a des courageux et un éternel débat chaque matin "Est-ce que je vais en cours ?". Certes ce débat arrive tous les matins parce que vous êtes fatigués et que vous préférez pioncer comme une loutre plutôt que de baigner dans le savoir mais ce débat se termine rapidement parce que vous vous rendez compte que finalement, vous n'avez pas vraiment le choix. Alors contre vents, marées, tremblements de terre, incendies ou encore chutes de marmottes vous devez aller au lycée, vous êtes obligez d'y aller... Alors qu'en cette période contestataire face à une sois distante oppression de l'état (je dis ça car bon, le président ne m'a encore rien fait donc pourquoi le critiquer ?), les jeunes étant de les rues, lorsque que le débat du matin se pose face à vous, vous avez ENFIN le choix. Sois je fais un tour de 360° quart nord- nord est et je fais une descente aérienne direction coussin-ville soit je fais comme d'habitude, je me force à me lever, en espérant que mes jambes sont réveillées sinon je vais devoir me viander comme une truffe... Certes je serai dans le noir et personne ne se moquera de moi mais quand même... Ca fait mal.
Vous êtes entre Caribe et Sylla, d'un côté je suis l'un des seuls looseurs à aller en cours en sachant pertinemment que le prof voyant qu'il n'y aura pas beaucoup de monde va faire quelque chose de totalement hors programme ou sinon j'écoute la voix de mon coeur et je dors... Quitte à rien faire, autant que ça soit bénéfique. Je suis un fervent défenseur de l'inutilité utile... Oui oui.
Enfin bref, tout ça pour dire que le rythme de travail a été brutalement cassé, mais que cette cassure pouvait par miracle durer toute la semaine et donc supprimé un haut désagrément aillant lieu le matin du jour où l'après midi seront les vacances (l'expression formulé d'un façon étrange est voulut bien évidemment) (ça fait franchement tocard de devoir signaler quand fait on exprès d'écrire une ineptie... Cette page Internet est une ineptie de toute manière donc ça ne change rien), ce haut désagrément est... Contrôle de Philosophie de 4h (8h à 12h) (Déjà t'es heureux parce que normalement tu commences à 9h le vendredi) et surtout que la Philo et toi, disons que ce n'est pas vraiment l'amour fraternel. La Philosophie c'est ce qui t'as fais louper ton Bac d'une façon catastrophique et donc revenir dans les "Mêmes conditions que l'examen" ne te donne pas forcément envie de rentrer dans la salle. Tout te reviens en mémoire, ta tête de con quand tu sors de la salle d'examen et que tu OSES dire "Oh ! Je crois que j'ai réussi la philo" (Alors qu'en fait, ton compte est déjà régler), et qu'un monsieur aillant la tête ressemblant à un célèbre personnage du manège enchanté te montre bien que ton diplôme tu peux te le mettre là où tu le penses (Et je vous assure que c'est pas agréable... Ouais enfin la première fois juste ensuite t'as l'habitude... J'en sais trop, j'aurai pas du trainer dans des endroits bizarres).
Une fois arrivé à 8h, tu remarques donc que le dernier signe d'espoir n'était que du vent... Bah oui, pas de blocus ! C'est quand même le jour des vacances ! A quoi ça sert de faire blocus le jour des vacances ! Tout le monde sait que les profs ne font rien le jour des vacances... Et bien si, certains décides de te coller un devoir histoire que tu te souviennes de lui. Mais bon, je pense que son but n'était pas de nous enfoncer tout de même. La critique est aisée mais l'art est difficile après tout.
C'est alors que le jeune élève que vous êtes, pose son humble derrière sur la chaise qui va le supporter pendant toute la matinée. Vous êtes moyennement motivé, tout juste pour supporter la pression. Le devoir de philosophie est composé de la même façon que le jour du bac, choix entre deux dissertations et le commentaire. L'année dernière vous étiez un adorateur du commentaire mais celui-ci ne vous l'a jamais rendu puisque le jour du Bac il s'est avéré être très compliqué. Et le soucis, c'est que vous êtes une énorme quiche en dissertation... Donc le choix est le suivant : "Mourir décapité ou empoisonné" hmmm que de questions. Finalement, lorsque vous vous posez ce genre de question, finalement la réponse tient sur un point de vue pratique, pour la celle un peu au dessus, le critère de sélection sera "Lequel sali le moins ?"... Puis disons que j'ai déjà été décapité, alors choisissons la mort de Socrate, peut-être il y aura-t-il un éclair de génie qui vous traversera l'esprit et vous aurez la sagesse pure... Non... La philo, c'est pas vraiment ça... Vous découvrez ça en voyant le sujet
Sujet 1 : "Est-ce dans la solitude que l'on prend conscience de soi ?"
Sujet 2 : "Désirer, est-ce nécessairement souffrir ?"
Sujet 3 : Expliquer le texte de Sartre (Bien évidemment j'ai pas que ça à faire que le recopier, veuillez donc, chers lecteurs de cette page Internet allez voir ailleurs si j'y suis)(Je suis d'une politesse...)
Ces sujets sont, ce qu'on appels des sujets bateaux... C'est à dire des sujets que ne sont pas originaux mais qui peuvent rester compliqués... Surtout si vous n'êtes pas franchement doués en philo. Je ne vais pas refaire la description de vos différents agissements durant un contrôle car c'est presque la même chose, sauf que au départ, lorsque vous avez la folie de prendre la dissertation (Sujet 2 pour être précis), vous ne vous rendez pas compte dans quel pétrin vous venez de vous mettre. Vous ne connaissez pas vraiment votre cours sur le bout des doigts, il vous reste quelque bases, et 3 citations qui vous suivent depuis quelques mois (Dont une de Roland Barthes que j'adore et que j'ai découvert en regardant Fabrice Lucchini... Je vais la mettre comme citation de la semaine pour la peine). Au départ, quand vous apposez vos idées sur ce morceau d'arbre mort (Oui une feuille), vous avez un léger espoir qui grandit en vous, peut-être que finalement, la moyenne est envisageable, vous écrivez encore et encore, même si ce n'est qu'un brouillon, vous avez pleins d'éléments, la chance est elle de votre côté ? Pas vraiment finalement car, des éléments hors sujet, ou incomplet. Malheureusement, après vérification, presque tout est incomplet, vous êtes parti pour tomber, comme en Juin et comme tous les mois qui précède... L'espoir file aussi rapidement qu'il est venu, finalement rien à changer, c'est pareil, dans un coin de votre tête, le préjuger fatal de l'élève en manque de résultat gonfle et gonfle jusqu'à en sortir par vos oreilles...
Vous savez qu'il ne faut surtout pas se dire ça, c'est la meilleure manière de se décourager mais trop tard, il suffit de jeter un léger coup d'½il sur votre feuille pour l'être encore plus. Des idées qui ne vont pas au bout, des petits paragraphes. Vous vous en sortez avec tout juste une feuille double alors que vos voisins eux en sont à 5 ou 6 pages... Ils sont forts ces jeunes... Certes vous avez déjà eu l'expérience cette année que ce n'est pas la longueur du texte le plus important (même si ça ne s'applique pas que pour les textes cette loi), mais vous avez beau vous le répéter des tas de fois, personne ne peut vous remonter le moral... En même temps, vous n'avez prévenu personne que ce devoir n'a encore été qu'un lamentable échec. C'est juste encore une situation qui vous met dans la direction d'une défaite à domicile. Heureusement, il n'y a pas que ce match prévus en fin d'année.
Voici donc l'explication de cette colère et de cette envie de se défouler. Le fait d'être en vacances aurait sans doute me calmer, mais cette fois, ça ne me suffit pas. Vivement 8 jours je te le dis. On va être bien... Ca va être bien...
Photo : Le jouet Spinoza
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